A l’état d’EHPAD

Le droit à mourir dans la dignité? Elle paraissait affolée, comptant on ne sait quoi d’une voix monocorde, à la limite du chuchotement. Les nombres se suivaient, elle en sautait parfois pour reprendre une nouvelle séquence.
A la voir ainsi, dans un état stationnairement bas d’une visite à l’autre, j’avais du mal à croire à l’optimisme fraternel mais pas plus que je n’entendais les indices suggérés par un personnel soignant non-habilité à communiquer des informations médicales.
La personne référente a-t-elle été bien informée? Ne s’est-elle pas enfermée dans le déni, l’utopie d’une rémission?
Arc-bouté sur la volonté de connaître la vérité, il aura fallu les vacances scolaires, la possibilité de rencontrer l’interne, puis le médecin tellement j’étais abasourdi de la vérité nue, pour mettre des mots sur l’intuition de la fin de vie.
Elle était sur le point d’être admise en SSR, pour y mourir le plus confortablement possible, pour continuer le combat… Les avis étaient partagés mais aucunement confrontés.
C’était il y a un an. Maman lâchait prise d’une vie qu’elle ne voulait plus.

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