Coiffeuse ferroviaire

Le poignet souple, la main osseuse, les ongles peints aussi noir que sa chevelure ondulée et ses vêtements, elle observe dans son miroir de poche la métamorphose de l ‘oiseau de nuit en l’oiseau de proie qui, tout à l’heure, à l’affût derrière son comptoir du rayon bijouterie, devra séduire et convaincre.
Sa bague Hermès, disproportionnée sur sa phalange décharnée, constitue sa vitrine. Malgré le pari engagé avec son patron qui œuvre dans l’arrière-boutique, elle n’a jamais réussi à la vendre à des doigts boudinés. Et pourtant, Dieu sait qu’elle excelle dans son art de vendre, dans sa science de faire acheter des foulards comme autant de couleuvres.

Publicités

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s