Quand écrire à l’encre coûte les yeux de la tête…

À développer ma modeste accumulation de stylos-plume, j’ai fini par entasser aussi des flacons d’encre. Le premier venu fut un encrier d’Edelstein Aventurine. Pourquoi ce joli vert foncé? Je crois que j’escomptais un joli jeu de lumière à travers le corps transparent du stylo initiateur de ce nouvel hobby, le seul passe-temps à résister, avec la course à pied et l’écriture, à mon touchatoutisme.

Ce n’était certes pas mon premier stylo-plume mais j’en ai déjà parlé ici.

En fait, je m’aperçus rapidement que j’aurais pu tout aussi retenir m’arrêter sur MB Irish Green, Herbin Lierre Sauvage, voire Callifolio Olifants  en laissant de côté l’exotisme des encres Pilot Iroshizuku, tant l’offre d’encres est pléthorique. Mais, outre la variété des teintes, la disparité des prix me posa question et c’est en me livrant au petit jeu du prix de l’encre au ml que je fus mis au parfum d’une certaine réalité : certaines encres sont plus chères que bien des eaux de toilette…

Soucieux d’une approche aussi exhaustive et détaillée que possible, je confiais le résultat de mes investigations à mon tableur, recensant une quinzaine de marques, ramenant les prix au ml pour s’affranchir des différentes contenances des flacons et établir de vraies comparaisons, le résultat variait de 8 (Callifolio) à 70 centimes (Pilot Iroshizuku) le ml, de quoi réfléchir à deux fois avant de céder aux sirènes du marketing et aux appellations poétiques de certaines encres,  Tsutsuji, Brun ténébreux, Toffee Brown, Lierre Sauvage… Des promotions, des achats en ligne permettent de diminuer certtains prix mais la tendance est là.

Étrangement, ou pas d’ailleurs, le prix est rarement lié à la teinte ou alors de manière peu significative et souvent sur les boîtes de cartouches (que je n’avais pas pris en compte pour mon relevé de prix).

En dehors de quelques marques dont le prestige autorise certaines dérives tarifaires, on peut penser que les composés chimiques rentrant dans la composition des encres explique pareille disparité. Qu’entre la basique 4001 et la sérieuse Edelstein, il y a plus qu’une différence de teinte, de flacon… Le packaging a un coût, c’est certain et l’Artisan Pastellier ne s’y est pas trompé en proposant ses encres Callifolio dans de jolis flacons dont la forme rappelle un camembert de Trivial Pursuit ou dans des berlingots souples style compote toute prête ou recharge de gel-douche, lui permettant ainsi d’être le moins cher.

On retrouve aussi des flacons étrangement semblables de marques différentes et dont l’analyse chromatographique révèle une bien singulière proximité. Une analyse chimique qui montrera aussi la présence d’autres composés chimiques propres à améliorer les caractéristiques des encres, vers plus de fluidité, vers plus de résistance à l’effacement ou, à l’opposé, limitant l’encrassement des conduits de plume.

On trouve facilement des nuanciers par marque, sur le site Web du fabricant ou sur ceux des sites marchands. Les boutiques sérieuses effectuent souvent le même travail pour leurs clients. Je pense ainsi à la papeterie Eugène Hoffman à Luxembourg. Mais, il existe une véritable caverne d’Ali-Baba pour les amateurs d’encres : le nuancier de Plum73.

24 encres différentes ! C’est le nombre de cartouches que j’ai aujourd’hui dans mon écritoire pour dégainer mes plumes… Pratique addictive? Toffee Brown, Aventurine et Herbin 1670 parmi les plus utilisées, après avoir eu une période Jade et Ambre.

 

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