La bouche bée aux Gobelins

J’arrive à la Manufacture des Gobelins en début d’après-midi. A l’accueil, on m’indique l’ascenseur et le petit escalier qui mènent au second étage où commence l’exposition. Un couple assez âgé prend l’ascenseur peu après que j’entame la montée de l’escalier. Nous nous retrouvons dans la première salle, en fait tout l’étage juste cloisonné par des murs laissant dégagés les côtés. Nous sommes donc trois pour admirer, avec tout le recul nécessaire, les immenses tapisseries du XVIIIème mais je me retrouve à plusieurs reprises avec le couple collé à moi, me prenant presqu’en sandwich, se mettant devant moi pendant ma lecture des panneaux explicatifs.

Ils semblent réellement ne pas m’avoir vu car l’expression de mon courroux alors que Monsieur vient de me donner un coup d’épaule, suffira dès lors à maintenir une distance de sécurité de plusieurs mètres entre eux et moi. Une très mauvaise vue? Une énorme étourderie? Je ne sais pas mais j’ai fini par presqu’avoir pitié d’eux en me focalisant sur le mobilier exposé dans la partie centrale.

Les tapisseries représentent un énorme savoir-faire, beaucoup de temps et de minutie mais elles me laissent de marbre. Les scènes représentées, les teintes, tout me laisse insensible si ce n’est l’ampleur et la qualité du travail pour que ces pièces aient pu traverser ainsi les siècles. C’est donc le mobilier, l’objet premier de ma visite, qui retînt toute mon attention.

Des fastes de bureaux ministériels à la démonstration de talents pour une exposition internationale, il y avait des belles choses que j’ai tenté de vous restituer.

Verre et bois, transparence : une jolie table..

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Une méridienne en altuglas dessinée par César évoque un lingot en fusion, sobrement exposée dans une pièce adjacente à la grande salle, avec un éclairage tamisé et des murs sombres plus adaptés.
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Un bureau directorial posé devant une tapisserie du XVIIIème siècle illustre les cadres prestigieux auxquels sont destinés les créations de l’Atelier.
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Dans le grand escalier, la console est idéalement placée pour « accueillir » la nymphe de la sculpture.
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Une demie-table de réunion ou une console à plaquer contre un mur?
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