Le judoka qui se mélangeait les pinceaux

Mathieu Levis a commencé la peinture lors d’une période de repos forcé. Je fis sa connaissance par le biais de la course à pied, à un moment où son trait s’était affirmé et sa maîtrise développée.

J’ai vu ses toiles sur Facebook pour la première fois ; il avait déjà abandonné les portraits de sportifs pour une thématique plus « ethnique ».

Je me souviens d’une toile qui m’avait frappé car elle faisait écho à un article que je venais de lire. Un programme de sensibilisation des populations sur la préservation de l’eau potable avait été mis en place en Afrique. Pour éviter la contamination de l’eau potable, on distribuait aux femmes des seaux bleus qui devaient ne contenir que de l’eau potable, d’autres seaux devant servir pour l’eau souillée. Le tableau de Mathieu montrait une femme revenant du puits en portant deux seaux bleus. Magnifique télescopage.

Son exposition au Puits de Siège à Longwy en 2011 allait me donner l’occasion de voir ses toiles en vrai. Je craquai pour « Déluge », une toile-charnière, entre sa période « ethniques » et ses paysages urbains : une silhouette de femme sur fond de gratte-ciels, faisant penser à une sorte de Statue de la Liberté…

Déluge

Quelques mois plus tard, Mathieu se débarrasse de toiles de jeunesse qui finissaient par encombrer tant son esprit que son atelier. Deux clowns et deux musiciens rejoignent mon appartement qui vire alors à la galerie d’art.

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